10 conseils que je donnerais à l’adolescente que j’étais

Vous aussi vous avez appris que l’adolescence dure jusqu’à 24 ans?

Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article qui expliquait que des scientifiques estimaient que l’âge normal de la fin de l’adolescence devrait être 24 et non plus 19 ans.

Selon cette étude, l’adolescence, période oh combien charmante pour les parents, commencerait à l’âge de 10 ans et se terminerait à 24. Vous pouvez trouver plus de précisions dans cet article.

S’il m’était donné l’occasion de remonter le temps, je crois que j’aurai quelques mots à dire à l’ado que j’étais. Pas celle de 21 à 24 ans, non celle là, à part de n’avoir lu que 5 bouquins en 3 ans, je n’ai rien à lui reprocher. Ni celle de 10 à 16 ans. Elle était parfaite. J’étais parfaite.

C’est plutôt à l’ado de 16 à 20 ans que je m’adresse. J’étais révoltée contre la terre entière, n’avais aucune patience et accumulait conneries sur conneries.

Il y a eu des conneries trop cools, des conneries tout court et des conneries moins cools quelques fois. Ça a l’air d’être ce qu’on appelle une crise d’ado non?

J’ai toujours pensé que j’avais fait une crise d’ado alors que je ne l’étais plus, mais cette étude vient complètement changer la donne. Hahaha. Du coup, si je pouvais remonter le temps et dire deux trois choses vite fait à cette ado que j’étais, voici ce que je me serait dit.

ÉCOUTE TA MÈRE.

Écoute ta mère, même si tu penses qu’elle ne te comprends pas, elle a vécu un tas de choses avant toi et sait de quoi elle parle. Et surtout, quand elle te dit non, ce n’est pas pour t’énerver ou pour être chiante. C’est pour te protéger.

Cardigan – Freyja // Ensemble – Zara (haut et bas)

EXPRIME TOI.

Je crois que c’est une phrase que ma mère me disait au moins une dizaine de fois par jour. J’avais du mal à exprimer mes sentiments. Avec mes pensées je n’avais aucun problème. C’était juste trois sentiments négatifs que j’avais du mal à exprimer :  le mal être, la tristesse et la colère.

Si une personne que je connais me mets mal à l’aise ou triste par exemple, au lieu de le lui dire, je vais couper les ponts sans lui expliquer pourquoi.  J’ai compris avec le temps que ce n’était ni de l’hypocrisie ni de la duplicité mais un mécanisme de défense que j’avais trouvé et amélioré pour me protéger de la méchanceté (faite exprès ou pas) des autres.

Il m’arrive encore de me comporter de cette façon même si  j’ai fait un gros travail sur moi depuis. Maintenant je fais toujours l’effort d’exprimer ce que je ressens, et après je coupe les ponts.

ON NE PLEURE PAS POUR UN MEC VOYONS!!!!

J’ai pleuré une fois dans les jupes de ma mère pour un garçon. J’avais 17 si mes souvenirs sont bons. C’était la première et la dernière fois. 

Je vous raconte l’histoire vite fait. C’est tellement stupide. Hahaha. J’étais avec un mec, mais il se faisait qu’il avait une autre nana. Mais dans ma tête, un truc n’a pas tourné rond à cette époque. Rhalala la jeunesse. 🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️ Je pensais que je l’aimais et que lui aussi et donc qu’avec l’autre fille ce n’était pas sérieux. Et puis l’autre con m’avait dit que cette nana n’était pas importante pour lui et que je ne devais pas y penser. Et comme une conne j’y ai cru. 🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️ Sauf qu’il n’a jamais arrêté avec l’autre et quand j’ai su et vu, j’ai pleuré toute une nuit comme une madeleine dans les jupes de ma mère.

Elle m’a consolé, dit qu’on ne pleurait pas pour un mec et m’a interdit de le voir. Sauf que comme la gogole que j’étais (putain j’étais conne), je ne sais pas ce qu’il m’a raconté deux semaines après (édit : je viens de m’en rappeller. Il m’a chanté I’m lost without you de Robin Thicke. Écoutez les paroles. Vous comprendrez. Hahaha.), on s’est remis ensemble. 🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️

Cette histoire chaotique a duré presque 3 ans. 3 putains d’années. Bon, j’avoue qu’il n’y avait pas que du mauvais mais c’est surtout que c’était trèèèèèès con tout ça. 🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️🤦🏾‍♀️

Je suis mentalement entrain de donner des baffes à la moi de l’époque. Bref.

CE N’EST PAS PARCE QUE LES AUTRES LE FONT QU’IL FAUT QUE TU LE FASSES AUSSI.

Ouiiii je sais, tout le monde le fait. Mais ce n’est pas une raison de les copier.

L’histoire. Je suis à l’université. 1ere ou 2e année. J’ai oublié. On est en plein examen d’économie générale. Tout le monde triche dans la salle et il y a des petits papiers qui circulent. Comme d’habitude, je ne calcule personne et bosse tranquillement. (Ceux et celles qui me connaissent savent que pendant un examen, je mets maximum 45 minutes à bosser sur une épreuve. Parfois les surveillants m’empêchaient de rendre ma copie car il fallait obligatoirement passer 1h dans la salle avant de sortir. Je considérais que si je connaissais les réponses, je n’avais pas à y passer des plombs et si je ne connaissais pas les réponses, je n’avais pas à y passer des plombs non plus, étant donné que je n’avais pas les réponses. J’ai même rendue une copie blanche à un examen parce que je ne voyais pas l’intérêt d’y raconter des conneries vu que je n’avais pas révisé la matière. C’était l’ewé*, une épreuve facultative que j’avais choisie au BEPC.)

Sauf que ce jour, je ne sais pas ce qui m’a pris, après avoir fait tous les exercices dont j’étais sûre, il restait une question avec une formule sur laquelle je galérais. Alors je me dis, tant pis, je vais pour la première fois demander la réponse à quelqu’un dans la salle. Ce que je fais après quelques minutes de réflexion. Sauf que malchance pour moi, le temps que ma voisine me passe son brouillon en boule, il y a un je-ne-sais-plus-trop-quoi apparenté à un surveillant qui passe. Il me demande ce que j’ai dans les mains. En bonne menteuse que je suis, c’est à dire tout le contraire, je tremble comme une feuille et lui donne l’objet du délit. Honnêtement, même quand je mens, je mens tellement mal que je me fais chopper.

Pour 3 ou 4 misérables points, s’en suivront convocation chez la directrice de ma camarade et moi, un zéro bien pointé alors que j’aurai eu 16 si je n’avais pas voulu avoir plus de points, puis conseil de discipline à la présidence de l’université. Ma camarade qui était ma copine aussi était en larmes. En plus c’était une étrangère et elle avait peur d’être exclue. On s’en sortira avec un avertissement verbal. Tu m’étonnes que je n’ai plus jamais recommencé.

TU NE VAS PAS TE RASER LES SOURCILS? SI?

Sérieux, pour mettre du crayon noir à la place? Heureusement que t’as une bonne pilosité et que tes sourcils vont vite repousser.

SI TU N’AIMES PAS QUELQUE CHOSE, BAH NE LE FAIS PAS.

Sinon tu vas perdre ton temps et ton énergie pour rien.

ET SI TU AIMES QUELQUE CHOSE, FAIS LE.

N’arrêtes pas de faire ce que tu aimes. Chanter à tue tête sous la douche même si tu le fais comme une casserole. Danser en marchant. Écrire, dessiner, apprendre. Tu es pleine d’imagination. Même si ça te fait sortir du moule, ce n’est pas grave. Le plus important c’est que ton âme et ton esprit aiment ce que tu fais.

Cardigan – Freyja

TU NE SAIS PAS TOUT JEUNE FILLE ET TU AURAS SOUVENT TORT.

Ce n’est pas parce que t’as vécu 10.000 vies à travers tes lectures que tu sais tout. Il te reste encore beaucoup à apprendre.

NE TE PRESSE PAS DE GRANDIR.

De toute façons, ça va arriver plus vite que tu ne le croyais. D’ailleurs dans le futur, tu as un enfant. Bouh! Je t’ai fais peur? Et pourtant c’est la vérité. Donc tu vois, pas la peine de se presser. Chaque chose arrive en son temps.

SOIS HUMBLE.

Et écoute ta mère.



En écrivant cet article, je viens de me rendre compte à quel point ma mère a du s’inquiéter pour moi. Maman je suis désolée d’avoir été une ado aussi conne. En même temps, quel ado en pleine crise ne fait pas de trucs stupides? Mais je suis désolée et je m’excuse si tu me lis. Et je t’aime. Et là, je flanque des baffes à mon moi de 17-20 ans à ta place. Hahaha.

Mais pour revenir aux conneries, je pense qu’elles sont avant tout des expériences. Et sans expériences, vous connaissez l’adage, pas de leçons.

C’est parce que ma vie devait se passer comme ça, que ça a été le cas. Et puis je pense qu’il y a pire comme mauvaises expériences. Je n’ai pas honte de ces moments et je les assume tous, même si aujourd’hui j’ai envie de me flanquer des baffes d’avoir été aussi conne.

Dans les années à venir, des conneries, j’en ferai surement encore. Moins bêtes ou plus bêtes. Je n’en sais rien. Mais je pense que le plus important, c’est de vite assimiler les leçons apprises. Après, les expériences, qu’elles soient bonnes ou non, forgent le caractère et font ce que nous sommes et serons.

Et je ne suis pas mécontente de mon moi actuel.



S’il y a des ados de 10 (qu’est ce que vous foutez ici les morpions) à 20 24 ans qui me lisent en ce moment, même s’il est vrai qu’on apprends beaucoup plus de ses propres erreurs, d’autres (vos parents surtout) ont vécu eux aussi certaines expériences (ils ont eu votre âge aussi vous savez?) dont ils veulent vous épargner la souffrance.

Ils ne sont pas chiants quand ils veulent savoir avec qui vous trainez, à quelle heure vous rentrez ou qu’ils vous empêchent de fréquenter une personne. Ils savent. Ils connaissent les signes précurseurs des mauvaises expériences. Ils veulent juste vous protéger, même si souvent ils ne l’expriment pas de la façon la plus compréhensible pour vous. Écoutez les. OK?

Et puis un secret : les expériences post adolescence sont beaucoup plus cools. 😉 Enfin, pour moi c’est le cas.

*Image à épingler sur Pinterest*

 

Quels conseils donneriez vous à l’ado que vous étiez?